mercredi 5 août 2015

Bilan de mon premier voyage

Oui, c'est bien beau d'être partie et d'avoir tenu un journal de bord, mais finalement, qu'est-ce que je garde du Japon après coup ? Et bien déjà, si je devais résumer mon voyage en un seul mot, ce serait :

Difficile 

J'ai réalisé mon rêve certes, mais ce ne fut de loin pas si magique et incroyable que je ne l'imaginais. Déjà, la différence de langue et de culture a souvent était la cause de problèmes. Les premières fois étaient vraiment stressantes : la première fois que t'utilises la Yamanote, la première fois que tu vas dans un bus, un métro, la première fois que tu dois retirer de l'argent, la première fois que tu rencontres quelqu'un... Et bien souvent, ça ne se passait pas comme prévu. Je me suis perdue souvent et trouver de l'aide n'était pas une partie de plaisir. Le 90% des japonais ne sont pas foutu de parler un anglais basique et limite, ceux-ci te reproche de ne pas parler le japonais. D'ailleurs, on en parle du fait d'être constamment dévisagée ? J'ai vraiment l'impression d'être la seule à souligner cela quand je lis les autres expériences. Je sais pas si c'est parce que j'étais toute seule, mais au bout d'un moment, tu finis par baisser la tête et t'enfermer dans ta musique pour ne plus sentir ces regards noirs. Et puis bon, être une femme occidentale aux formes généreuses se baladant seule dans la rue m'a quand même attiré bien des emmerdes. Le Japon, pays le plus sûr au monde, ouais mon cul. Même à Paris, tard le soir, j'ai jamais croisé de pervers. Et puis pour finir, la solitude a été la chose la plus pénible à supporter. Parce que même quand je rentrais chez les Tsukamoto je me sentais incroyablement seule. Tu peux rien partager, tu te sens pas en sécurité, tu t'amuses pas vraiment... 

Oui, j'ai passé quelques moments agréables, mais la majorité du temps, c'était juste pénible. Et puis pour rajouter une couche, l'humidité rendait toutes les visites extérieurs désagréables. Donc franchement, les gens qui me disent que j'ai trop de la chance d'avoir pu partir au Japon, je leur souhaite qu'ils leurs arrivent les pires des merdes quand ils iront, parce que ça m'énerve vraiment. Avec du recul, je me dis que j'aurais mieux fait de garder mon argent et attendre un peu de pouvoir partir avec quelqu'un, durant une autre saison. De mon voyage, j'en garde juste un goût amère et j'ai même plus envie d'en parler quand on me demande comment c'était. J'espère que la prochaine fois que je partirais ça se passera beaucoup mieux...


mardi 4 août 2015

Adieu et retour en Suisse

Ce matin-là, le réveil fut un peu dure. Je suis restée un bon moment couchée dans le lit avant de réussir à me bouger les fesses. J'ai pris un dernier petit déjeuné, une dernière douche, puis je suis montée pour aller faire ma valise. Je pensais que je n'aurais aucun mal vu la taille de cette dernière et pourtant j'ai passé 3 heures à essayer toutes les combinaisons possibles et imaginables pour tout mettre. Finalement, même en bourrant mon sac à dos et ma valise, je me suis retrouvée avec un gros sac en plus. Je crois que j'aurais dû acheter un peu moins de figurine pour le coup... Quoi qu'il en soit, transporter tout cela a été très dur. Rien que ma valise pesait 23 kilos, dans mon sac à dos, il y avait 7 livres, dans l'autre sac, il y en avait 4 en plus de tout les cadeaux pour ma famille. Bref, c'était le début d'un long voyage pour retourner chez moi. Yuriko et Jin m'on amené jusqu'à la station pour que je puisse prendre le train Skyliner jusqu'à l'aéroport de Narita. Une fois arrivée, tout s'est passé relativement vite, sans accro. Par contre, j'étais épuisée et j'ai beaucoup dormi dans l'avion. Arrivée à Istanbul, j'avais hâte de monter dans l'avion. Je voulais encore dormir... Il faut dire qu'on ne se repose pas vraiment quand on est mal installé. Je me suis assoupie avant que le décollage et à mon réveil, on arrivait en Suisse. Je réalisais seulement à ce moment que je venais de réaliser mon rêve d'aller au Japon. C'est fou non ? En tout cas, le soir ce fut raclette et un bon gros dodo. Ces 2 semaines ont été épuisantes et il me faudra surement quelques jours pour m'en remettre, en plus du jetlag.

Beaucoup de bagage pour le retour...

Dernier sushi du Japon (pas très bon par contre)

Ouais, j'ai fini par en trouver à l'aéroport donc bon... Achat obligatoire quoi !

dimanche 2 août 2015

Une dernière petite visite suivie d'une soirée d'enfer !

En me réveillant ce matin-là, j'avoue que j'avais vraiment la flemme de faire quoi que ce soit. Seulement, je savais que je serais obligée de sortir. La raison : je n'avais plus de démaquillant et il m'en fallait encore pour ce dernier soir. C'était un peu la poisse et je craignais vraiment de ne pas réussir à en trouver. Je me suis donc forcée un peu et je suis sortie. Avant de faire le tour des magasins, j'ai été voir Yanaka reien, le plus grand cimetière de Tokyo. Cela peut paraître un peu glauque, mais d'une manière général j'aime bien ce genre de lieu. Les tombes sont souvent très belles et même en Suisse il m'arrive de me balader dans les cimetières. Mais bon, celui-ci est quand même sacrément impressionnant. Sa superficie est telle que je n'ai pas eu le courage de tout voir. Néanmoins, j'ai apprécié ma promenade, observant les sépultures et la nature qu'il y avait autour. Vous verrez d'ailleurs sur les photos que celle-ci sont très différentes de celle qu'on a en Europe. Je ne serais pas expliquer tous les codes qu'il y a derrière par contre. Après cela, je suis monté dans un train de la Yamanote line et j'ai réfléchi à dans quel endroit je pourrais trouver du démaquillant. Je suis finalement descendue à Ikebukuro. Je me rappelais avoir vu un centre commercial à la sortie de la station. Par contre, je suis bien entendue sortie du mauvais côté... Le stress commence à monter un peu, puis je tombe sur une boutique qui vend des trucs en tout genre. J'y entre, je vois des shampoings et je me rapproche, me disant que ça doit pas être très loin et là, je vois un petit flacon sur lequel est marqué : « Cleaning Oil » de la marque KOSÉ. J'ai été vraiment soulagée et je l'ai tout de suite acheté. Par la suite, j'ai décidé d'aller manger un petit truc avant de rentrer. J'ai goûté du karaage, plus communément appelé poulet frit. Alors, c'était bon mais... Trop gras pour mon pauvre petit estomac, j'ai pas osé finir de peur de le vomir.

Bref, je suis finalement revenue à la maison vers 16 heure afin de pouvoir me poser un peu avant de me préparer pour ce soir. En effet, Momoko nous a invité, moi et Henrique, à aller dans un izakaya. Nous avions rendez-vous devant le macdo de la station Machiya à 18h30. Une fois que nous nous sommes retrouvés, nous somme partis en direction de Omote-sando. Arrivé à l'izakaya, nous avons commandé de quoi boire en attendant les autres. Environ 15 minutes plus tard, Yuya, l'ami de Momoko, Tomoko et 2 espagnoles (dont je ne me souviens pas du nom) ont débarqué. La soirée a pu débuter et je vous assure qu'il y avait de l’ambiance. Ça faisait un moment que je n'avais pas fait la fête comme ça et j'ai trouvé cela vraiment fun. J'ai également trouvé agréable qu'on accepte le fait que je ne bois pas d'alcool. Par la suite, Yuya a proposé qu'on aille faire un karaoké. Nous avons réservé pour 1 heure, et franchement, en comparaison à ma dernière expérience, ce fut l'éclate ! J'ai chanté Fly me to the moon (je sais pas le nom de l'artiste, mais c'est l'un des OST d'Evangelion), My way (Sex Pistols) et Ride (Lana Del Rey). À priori, je chante plutôt bien d'ailleurs, même si pour ma dernière chanson je n'avais plus de voix du tout. Après avoir chanter tous en cœur Hey Jude des Beatles, nous sommes retournés à la station de métro. Ayant bu beaucoup de Oolong, j'ai eu vraiment un besoin pressant et j'ai été aux WC de la station... Donc j'ai expérimenté les toilettes japonaises. Oui, celle où tu dois te mettre à croupi. C'était assez hard, mais tu fais pas ta difficile quand t'as grave envie de pisser. Enfin, petite commission à part, la soirée s'est finalement conclue et j'étais bien assez fatiguée pour bien dormir cette nuit. Finalement, ma dernière soirée fut vraiment la meilleure.

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Ce seau en bois sert à laver la tombe. C'est à la famille du défunt de le faire. En général, ils le font le jour de l'anniversaire de la mort ainsi que le jour du O-bon (fête des morts).

Yanaka reien

Yanaka reien

Un petit chat noir qui dormait par ici~

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Non, la bouteille au centre n'est pas un déchet mais belle et bien une offrande. Il est courant de mettre de la nourriture ou boisson que le défunt aimait sur sa tombe.

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Yanaka reien

Gyoza (super bon au passage)

Karaage

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

À l'izakaya~

Comme vous pouvez le constater, je suis très originale au niveau de la pose. xD

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~

Karaoké~